mardi 2 juin 2015

Un héros de notre temps

Peteski



Tu me connais, depuis, quand même. Je ne peux pas m'arrêter, tu le sais bien. Je commence une tablette de chocolat, je dois aller au bout, quitte à être malade toute la nuit. Pareil pour tout. Un verre de vin, en lisant, ah, tiens, c'est fini, il n'était pas vraiment rempli, gentillet pour un premier, allez, un autre petit, et finalement, j'ai bu plus de la moitié de la bouteille presque malgré moi. Et c'est comme ça pour tout, tu me connais, penser que ça peut changer un jour, que je peux devenir raisonnable, ce n'est pas raisonnable, pas à mon âge. Oui, c'est moi qui ai mangé le paquet de gâteaux de ta fille, je n'ai pas pensé qu'elle n'aurait rien pour son goûter, pareil pour les belles framboises que tu lui avais achetées, je ne savais pas que c'était pour elle, oui, c'est hier soir, en regardant le match en streaming que j'ai fait brûler les dernières bûches, j'aime bien regarder le foot devant le feu, je te l'ai déjà dit, je sais qu'on n'a plus de fric pour racheter du bois, mais le printemps va bien finir par arriver, il ne restait pas grand-chose dans le bocal de fruits secs, je te jure. Mais bon, tu me connais, chérie. Au lit, c'est pareil mais là, comme par hasard, mes travers qui t'horripilent et te font penser à quitter un de ces prochains quatre ce pauvre type névrosé que tu as mis dans ta vie voilà maintenant cinq ans, tu les supportes sans mal, au lit, mes défauts, alors, je te demande un truc, un seul, c'est que tu sois cohérente pour une fois !

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