Aussi curieux que cela puisse paraître, s'est faufilé dans la production des éditions Fayard – sur laquelle il est inutile de revenir ici –, un ouvrage indispensable pour tous les amateurs de cinéma.
Extrêmement documentée, Une brève histoire du cinéma, 1895-2025, signée Martin Bannier et Laurent Jullier, balaie soigneusement les 130 années (voire un peu plus) d'innovations artistiques et de mutations technologiques traversées par l'industrie cinématographique aux quatre coins du monde.
Quelle mine ! Et quel boulot! Quant au choix de la couverture, n'en parlons pas… Et le tout pour quelques 12 malheureux euros. Bravo, messieurs.
— Il y a à peine un an, c'était Anouk Aimée. Qui s'ajoutait à Pierre Barouh, Trintignant, Francis Lai... — Lelouch avait l'air encore en forme quand on l'a croisé lundi... — Son cinéma l'est un peu moins. — On ne peut pas rester éternellement au sommet, inspiré... Mais je préfère voir un mauvais Lelouch qu'un bon Godard... — Comme tu y vas. — Je pense que Lelouch est un type bien moins tordu que l'était Godard. — Mais pas moins mégalo... — Tout créateur l'est, à un degré ou un autre... — Certes... — Dire qu'elle a bercé mon enfance… — La mienne aussi. — Ma grand-mère l'adorait. — Enfants, nous chantions ses chansons à tue-tête en déjeunant devant Midi Première... J'ai encore en mémoire certaines paroles... Cette voix... Tu sais si elle chantait encore ? — Ces dernières années, elle faisait plutôt la comédienne. Au théâtre, il me semble. Je l'ai un peu perdue de vue. Une chose est sûre, ça nous met un sacré coup de vieux, tous ces gens que l'on a aimés et qui partent les uns après les autres. — Je ne veux pas imaginer le jour où ce sera le tour de Catherine... — ...Ne parle pas de malheur! Cela dit, sa mère est morte à presque 110 ans! — Nous voilà comme deux vieux cons à évoquer nos morts, les larmes aux yeux... — C'est vrai que je me sens parfois larguée. Quand il m'arrive de feuilletter un magazine, je suis perdue devant tous ces visages célèbres pour tous, inconnus pour moi. — Aujourd'hui tout le monde est célèbre. — N'exagérons rien. — Jamais. Promis ! — Ne pas avoir la télé, ne pas regarder les séries, ne pas écouter les chanteurs et chanteuses d'aujourd'hui, ne pas aller voir les films dont tout le monde parle... — ...Moi, ça me va très bien. — Toi, tu n'aimes rien ! — Faux. Disons que la dernière comédie de l'influenceuse qui vend des shampoings à Dubaï ou la vie du rappeur devenu champion de MMA ne m'intéressent que modérément. — Tu caricatures. — Nos vies sont des caricatures. — Quand même... — Je ne t'interdis rien. Tu peux aller voir ce qui te plaît au cinéma. Ou que tu te sens obligée de voir. De même, tu peux lire le dernier Melissa Da Costa ou le prochain Foenkinos si ça te chante —je sais que tu ne le feras pas bien que ce soit certainement intéressant de le faire… Mais je peux, et tu peux également, faire le choix de ne pas le faire. — On passe à côté de plein de choses... — Détrompe-toi. Regarde: maintenant que nous avons cet écran généreusement offert par ton frère, nous allons voir un peu plus ce qui passe sur les chaînes regardables. Et emprunter des DVD de films récents à la médiathèque, visionner d'autres films que ton frère nous mettra sur une clé, comme nous l'avons fait l'autre soir avec l'épouvantable Planète des singes. — Tu vois, tu n'aimes rien. — Je te ferai remarquer que je suis resté jusqu'au bout. Ne me dis pas que tu as apprécié cette espèce de jeu vidéo à grand spectacle numérique pour ados attardés... — Non, je n'ai pas aimé ça, mais j'étais contente de le voir. — Ça t'a soulagée ? — De le voir ?... — Oui. — Oui, parce que ça fait plus d'un mois que mon frère nous l'a passé... — Tu avais peur de le froisser si nous ne le regardions pas? Ou que nous passions pour des ringards? — Les deux, je crois. — Tu as désormais un avis autorisé de spectatrice avisée. Tu dois te sentir libérée. — Tu te moques... Par snobisme… — Pas du tout. D'ailleurs, pas plus tard que lundi, ne sommes-nous pas allés voir en projection de presse, chez l'ami Lelouch, le film de cet acteur qui est partout et dont tout le monde parle ? — Le nouveau Luchini… — Tu trouves ? — Pas dans le jeu, mais dans le sens où cet acteur est devenu son propre personnage. — Oui… Et puis, tous deux sont montés sur des ressorts, sont de vrais jacasseurs, voire jaseurs… Mais à la différence de Luchini qui cite de long en large ses auteurs favoris, Quenard, du moins dans son propre film, se cite lui-même, se parodie, se regarde jouer et nous montre tout son registre d'acteur, pas très étendu tout de même si l'on en croit ce film… — Le film est drôle dans la première partie, et je t'ai entendu rire, et puis ça finit par lasser… — Tu n'aimes pas le Pérou et ses hommes sans cou ?… Bien sûr que j'ai ri. Mais comme on pouvait rire à un sketch des Nuls… — C'est à ce genre de références que l'on se rend compte que nous sommes largués… — Tu m'as compris. La démarche de Quenard est défendable sur la courte durée, elle ne fait pas un long métrage. Son faux faux documentaire est certainement symptomatique du cirque cuculturel actuel, la tyrannie qu'il nous impose. L'éclosion de cet acteur a été tonitruante, on l'a retrouvé partout, à faire le guignol et bavasser sur tous les plateaux, les réseaux, les magazines, il vient même de publier un roman, qui est en rupture de stock, nous disait la libraire l'autre jour… La machine médiatique est impitoyable, elle l'utilisera jusqu'à l'os, il s'y prêtera par narcissisme et goût du fric, jusqu'à en devenir insupportable — tu parlais de lassitude… – alors la machine passera à autre chose, à d'autres influenceurs… — Et tu t'apprêtes à épouser une pauvre femme comme moi, soumise à tout ce cirque ? — Oui, parce que tu ne l'es pas vraiment, et que je t'aime. Et que nous allons, comme dans la chanson, Vivre libre en un marécage... — Ou vivre heureux dans une cage... — Voilà. Musique !
Peu avant la tenue du Festival du livre de Paris, le
ministère de la Culture a publié une étude sur le livre d'occasion
reposant sur l'analyse de « panels de consommateurs », orchestrés par
des sociétés privées. On y apprend que ce marché a connu une nette
progression en comparaison avec celui des livres neufs imprimés, dont
les prix ne cessent d'augmenter–
sans parler de la qualité ou de l'intérêt de ces nouveautés. La lecture du
rapport est interrompue par une sieste bienvenue. Je rêve de l'époque bénie de ma jeunesse durant laquelle, sans un rond, même pour me payer un livre d'occasion, je volais mes lectures dans une grande surface culturelle… Au réveil, je survole
la presse et découvre la dernière idée lumineuse de sa Majesté
Jupiter, une contribution bientôt demandée « aux acteurs de l'occasion »
afin d'éviter nous dit-on que ce type de livre, notamment vendu sur
les plateformes pourtant chères au président-philosophe de notre
start-up nation en dépôt de bilan, finisse par contourner la réglementation sur le prix
unique du livre.
En même temps, comme on dit, l'inénarrable ministre
de la culture annonce la création expérimentale de bibliothèques dans
les Habitations de longue maladie (HLM) et dans les zones rurales. Elle
souhaite ainsi rendre le livre accessible aux jeunes gens instagrammés dans ces lieux dépourvus de librairies, de médiathèques, de boîtes à lire et de livres d'occasion… Selon une autre étude publiée ces jours-ci, la lecture serait considérée par les plus jeunes comme une activité d'une autre époque. « A quoi ça sert de lire puisque plus personne ne lit? », m'a récemment demandé sans rire une jeune fille de mon entourage.
***
L'autre jour, nous allons dîner chez un ami de mon amie. Et sommes confrontés, à peine la porte poussée, à un mur de livres,
étagères optimisant, comme on dit, ce couloir scindant en deux le petit appartement : à gauche, un bureau, à droite, la cuisine ouverte
sur une salle à manger, puis la chambre. J'avise le fauteuil dans lequel je vais pouvoir sans plus attendre me remettre de la raide ascension des cinq étages. Soudain mon regard est attiré par une étagère solitaire, entourée de photos de Catherine Deneuve comme il se doit. Peu de livres sur cette planche mais la quasi totalité de l'œuvre du singulier Robert Walser auquel j'ignorais que notre ami louait un culte. La photo du poète suisse complète le sanctuaire. Je fais part de ma stupéfaction. « Mon cher petit Robert mérite bien ça! », s'exclame l'ami de mon amie.
Rêvassant toujours, je déambulais hier, un
carton de courses entre les pieds, sur ma machine à travers
les rues du quartier déserté lorsque surgie de nulle part apparut sur le trottoir une jeune fille
blonde en pantalon blanc plongée dans la lecture d'un livre. Un élan
stupide me poussait à descendre du scooter et lui demander le nom de
l'heureux élu qui parvenait à captiver à ce point son attention mais je me
ravisais immédiatement. J'ai préféré poursuivre mes rêveries, imaginer que l'épais volume dans les mains de mon insolite fantôme s'avèrait être un roman de
Dostoievski ou des nouvelles de Bukowski plutôt que le dernier opus feel good de Melissa Da Costa.
Non encore taxées– et bientôt clandestines?–, les boîtes à lire recèlent parfois des trésors, comme cette traduction d'Animal Farm de 1964, trouvée ce matin, que je ne connaissais pas et vais lire illico. Ne le dites à personne.
— Déjà ? — Tu as bien dormi ? — J'aurais voulu que ça continue... — C'est toujours trop tôt. — Je n'en reviens pas... — Tu le découvres ? — Quoi donc ? — Que c'est toujours trop tôt... Ou trop tard. Pourtant, je t'assure, c'est toujours le cas. — Ce n'est pas ça. Figure-toi que j'étais avec Alain Delon. A la fac. Je n'en reviens pas. — Comment ça, avec ? Tu veux dire que Delon, c'était ton mec ? — Bah oui... — Ton inconscient ne doute de rien... — Quand il a pris la parole, c'était toi. Il parlait de cinéma, de nanars qu'il venait de revoir et qui étaient formidables. — Je ne parle jamais de nanars... — Tu vois ce que je veux dire... — Pas vraiment. Je rêve rarement d'Alain Delon. Dire que j'ai failli l'écraser un jour, en scooter... — Ne sois pas jaloux : j'étais avec toi. Simplement, tu avais le physique de Delon. — Effectivement, j'aime mieux ça... — Il t'est déjà arrivé de rêver de Catherine Deneuve, en me disant qu'en fait, tu avais rêvé de moi... — Il existe une certaine ressemblance entre Catherine et toi, c'est indéniable. Entre Alain et moi, ça peut se discuter... — C'était toi, te dis-je, mais en mieux. — Comment est-ce possible ? Si moi, j'étais Delon, ou Delon, c'était moi, toi, tu étais qui ? Romy Schneider ? — Non, j'étais moi. — En toute modestie... — J'étais très amoureuse. Il était tellement beau.... — Tu parles de moi ? — Non, de Delon. — Comme Delon parle de lui à la troisième personne, j'ai cru que tu parlais de moi également à la... — ...Oui, oui, j'ai compris. — Je ne suis pas bien réveillé, faut me pardonner... — Tu vas surtout être en retard. — C'est le propre des stars, se faire attendre. — Tu expliqueras ça à ta directrice.Va faire ton café, je vais tenter de le retrouver. — Essaie la piscine, tu profiteras davantage de mon physique que dans un amphi de fac. — Ce n'était pas le Delon de La Piscine. Il était dans la cinquantaine. C'est encore mieux. — Comme moi, en quelque sorte... — Tu es quand même désormais plus proche de la soixantaine... — La journée ne pouvait pas mieux commencer... — Delon, même à la soixantaine, il était encore très séduisant. — Exactement comme moi... — Allez, file. — Imagine : je sors de cette chambre, tu replonges dans tes rêves et te retrouves dans les bras de Zemmour. — Quelle horreur ! — Politiquement, ça se tient. — Je ne peux pas rêver de lui. Il a fait carrière grâce à la télé, à une époque où je ne la regardais déjà plus. Je ne sais même pas à quoi il ressemble, je ne l'ai jamais entendu parler... — Tu dois être la seule personne dans ce pays à tout ignorer de ce grotesque bateleur soutenu par les grands financiers des médias, le patronat et la bourgeoisie. — Ce devrait être pareil pour toi, ça fait des années que tu n'as pas la télé... — Tu vois ce que c'est, internet ? — A peu près... C'est là que je trouve des meubles pour la maison ? — Exact. On y trouve aussi les charlatans qui meublent les médias. — Nous ne sommes pas obligés de les écouter. — Que tu crois... Ils squattent l'espace médiatico-politique, assurent le spectacle de ce cirque. Tous les micros se tendent devant eux pour créer le buzz, l'événement, alimenter les pseudos débats de café du commerce, multiplier les sondages, l'écœurement permanent pour cacher le vide de la pensée... — Je ne comprends pas. Comment peut-on accorder du crédit à un discours aussi grossier ? — Pour cette même raison. C'est grossier, simpliste, creux, caricatural. Appelle ça comme tu veux, le résultat est le même, depuis toujours. Plus c'est énorme et répété à satiété, plus ça finit par constituer une évidence, une vérité incontestable, communément admise. — Ce qui est une évidence, c'est que tu vas encore être en retard. Quelle excuse vas-tu donner cette fois-ci ? — J'ai surpris ma femme au lit avec Delon. Une bagarre s'en est suivi. Un trio s'est formé. Lorsque Zemmour a sonné à la porte... Un truc dans le genre... — Ça devrait marcher : plus c'est gros, plus ça passe.
Je ne sais pas ce que je foutais dans cet avion, où il allait, d'où il partait. Un accès de mégalomanie certainement. J'avais pris la place du pilote, pour rire peut-être. Mais ce n'était pas une cabine de pilotage. Les commandes étaient situées à l'intérieur d'une sorte de comptoir dans les premiers rangs de la carlingue. Ainsi, tous les passagers qui montaient à bord passaient devant le commandant. Moi, en l'occurrence. Tu sais comme dans Les Fraises sauvages, j'assitais à la scène que je vivais à un autre âge. Dans ma tenue, je trônais au devant de l'avion et saluait chaque voyageur. Et je me voyais dans ce rôle. Mais le plus incroyable, c'est que j'avais la gueule de Macron. Qu'on me prenait pour Macron. Et soudain, je vois arriver Brigitte, suivie de son élève. Me voilà obligé de m'expliquer. Je peux pas le baffer devant tout le monde. Alors, je raconte des salades : je me suis assis là pour réfléchir, ai passé le costume et on m'a pris pour lui, et j'ai joué le jeu. Pour rire. Macron ne m'en veut pas et va s'asseoir à sa place dans le fond de l'appareil. Il ne reprend même pas les commandes ! Ensuite, la crise continue, je ne sais comment, si elle était là, dans l'avion, mais je me retrouve en compagnie de Catherine Deneuve qui m'emmène chez elle, dans son appartement de la place Saint-Sulpice. Nous sommes dans son lit, elle me tient dans ses bras et je n'y crois pas. J'ai toujours aimé cette actrice mais jamais fantasmé sur elle. Et puis, je ne suis plus tout jeune, mes années de séduction sont derrière moi. Peut-être, elle aussi me prend-elle pour Macron. Je me vois là encore, comme dans le film de Bergman. J'ai peut-être un autre âge, celui de Macron certainement, je ne sais plus très bien mais Catherine, c'est celle d'aujourd'hui, mais toujours aussi séduisante, celle que nous avons vue à Montreuil l'autre soir dans son manteau rouge. Et sa voix irrésistible qui susurre : J'ai très envie de te sucer, mais pas ici. Oui, tu te rends compte, Catherine Deneuve me tutoie. Elle rajoute : On va aller à l'hôtel. Car le lit est un peu comme le poste de pilotage dans l'avion, tout le monde qui passe par là nous voit. Et chez Catherine, il y a du monde. Sa secrétaire, ses domestiques, son agent… Là, je suis pris de panique. Parce que Catherine, tu l'emmènes pas au Formule 1 ou à l'Ibis de la Porte de Montreuil. Comment je vais expliquer ces dépenses à mon banquier ? Et à ma chérie ? Qui justement débarque chez Deneuve. Je la présente à Catherine. Elle l'idolâtre depuis toute petite, buvait des lait-fraise sous ses fenêtres lorsqu'elle était étudiante et n'ose pas l'aborder. Mais Catherine l'accueille avec son élégance naturelle et elles se mettent à parler de Jacques Demy, de son bouquin qu'elle connaissait et aimait beaucoup, de Michel Legrand… Je peux te dire que ma pipe, je ne l'ai jamais eue. Je me suis réveillé en sursaut lorsque le chat m'a sauté sur les couilles et est venu me baver sur la bouche pour me réclamer ses croquettes. Evidemment, ne me demande pas la signification de ce rêve. Certes, j'avais beaucoup bu la veille et ma tête est bien malade mais de là à me prendre pour Macron et me faire sucer par Deneuve… Tu sais si elle a voté pour ce con ?
Un ami qui sait que je fonds à la moindre chanson sentimentale croit me faire plaisir et me signale ce clip.
En fait, je l'avais il y a quelque temps déjà aperçu. Et oublié. Quelle saloperie. On peut difficilement faire mieux lorsque l'on souhaite saboter le travail d'un musicien. Bien entendu, le but recherché par cette réalisation de fils de pub est clair, et il est, après tout, malgré la désagréable sensation procurée d'assister de force à un spot pour un déodorant ou une compagnie d'assurances, peu éloigné de celui de la plupart des clips. C'est pourquoi je préfère ces faux directs d'un autre temps, lorsque la mise en scène et l'interprète se prenaient les pieds dans le tapis volant du playback… Mais allez expliquer ça à des moins de 50 ans sans passer pour un vieux con…
L'un des chanteurs les plus drôles en la matière fut, à n'en pas douter, Serge Gaisnbourg. Afin de pallier une mémoire défaillante, le trac ou un état d'ébriété avancé, il avait concocté quelques trucs de vieux singe comme la cigarette, la main qui passe régulièrement devant la bouche, le hochement de tête intempestif ou encore le tripotage plus ou moins sage de ses accompagnatrices.
Sur ce dernier plan, je me souviens d'une séquence vue à l'adolescence de l'ami Serge en compagnie de la grande Catherine, qui tente de se dégager de la gênante étreinte tout en restant très pro et respectant les paroles du playback.
Et puis, du temps de son duo avec la blonde aux fameuses initiales bb, le scopitone, ancêtre du clip, ça avait tout de même une autre gueule.