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samedi 22 août 2026

La vérité, c'est de trouver sa liberté

Il y a quarante ans – putain !, quarante ans… –, Serge Daney recevait dans son émission Microfilms, le fabuleux Jean Poiret. Le succès des comédies policières de Claude Chabrol, Poulet au vinaigre et L'Inspecteur Lavardin et une poignée d'années auparavant du Dernier métro de François Truffaut (tiens, deux piliers de la Nouvelle Vague…) viennent d'offrir aux cinéphiles comme au grand public de nouveaux aspects de la palette de jeu d'un comédien trop souvent cantonné à des rôles secondaires ou comiques. On ne cache pas son bonheur d'écouter aujourd'hui ce délicieux entretien, diffusé il y a quelques nuits par la radio d'État, même si Daney se montre parfois peu à l'aise avec l'humour de son interlocuteur. On sent combien il est difficile pour le critique d'évoquer simplement le métier de comédien, la difficulté de l'intellectualiser… Détail non négligeable, l'émission est ponctuée de deux morceaux d'Astor Piazzola tirés du film de Fernando Solanas, Tangos : l'exil de Gardel, ainsi que d'une parodie d'une chanson de Jacques Brel par l'ancien compère du grand Michel Serrault. Toute une époque…

 

mercredi 31 juillet 2019

Je suis l'homme de plusieurs dons


« Mon idée est de faire 50 films qui seront tous liés les uns aux autres, dont les sens s’éclaireront mutuellement à travers des personnages ». Jacques Demy ne réalisera jamais ce rêve prononcé à ses débuts et cité dans le fabuleux livre de Camille Taboulay, Le Cinéma enchanté de Jacques Demy (éd. Cahiers du cinéma).
En 1987, trois ans avant de tirer sa révérence,
le Nantais, réalisateur d'à peine une quinzaine de films, s'entretient avec Serge Daney, qui s'éclipsera à son tour en 1992. France culture rediffusait dans la nuit ce dialogue d'une petite heure durant lequel l'auteur de Lola, qui vient de vivre deux mauvaises expériences de cinéma, et s'apprête à en vivre une dernière, évoque son amour de la peinture, de la littérature, et revient bien entendu sur ses films.