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mercredi 4 mars 2020

Cette touche de mélancolie nécessaire


Une variante du paradoxe du comédien, le paradoxe de l'homme du gag ² ; ...
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2. Tout le monde l'a dit, Hollywood est Babylone, des pimbêches masculins et féminines, des flappers sans l'intelligence des Grecs réinventée par les flappers, des nababs gorgés jusqu'à ras bord, des cupides frottant dans un taxi leur sens des affaires à des talents d'artistes, des scénaristes plagiaires, des westerns comme des tapisseries sur un métier mécanique, à la demande, et des réalisateurs sans scrupules ni idées — mais à côté de cette faune calibanesque, déjà chantée par Cole Porter, il faut bien repérer aussi des hommes et des femmes sensibles, réfléchis en plus d'être sensibles ; des pâquerettes sur le tapis vert de la représentaion du printemps par Botticelli, comme disait je ne sais plus qui ; leur pensée est méticuleuse, avec par moments cette touche de mélancolie nécessaire à la pensée, on ne sait pas trop pourquoi, la ralentir peut-être, ou la détendre.

Pierre Senges, Projectiles au sens propre, éd. Verticales, 2020


En attendant la Cinémathèque française, l'ami Pierre Senges glissait sur les ondes de France culture, invité de l'envoûtante Marie Richeux. 


Tout comme il fut en compagnie des poètes, de Kafka et Manou Farine quelques jours auparavant.

mardi 18 février 2020

Dans la gueule !

La Cinémathèque française
propose une
Rencontre avec Pierre Senges
samedi 14 mars 2020, 18h30
Salle Jean Epstein

Une séance spécialement conçue autour du livre hilarant de Pierre Senges, Projectiles au sens propre (éd. Verticales, 2020).
La discussion, animée par Gabriela Trujillo, sera précédée de la projection des courts métrages burlesques suivants :
Charlot au music-hall, Charles Chaplin (1915)

Pie Alley, Anonyme (1928)

Once Over, Leslie Goodwins (1927)

sans oublier La Bataille du siècle, Clyde Bruckman, Hal Roach (1927)


La Cinémathèque française
51 Rue de Bercy
75012 Paris
M° Bercy, Lignes 14 et 6


jeudi 16 janvier 2020

Aux armes !


Ce soir, l'ami Pierre Senges présentera son dernier texte publié, dans le dix-huitième arrondissement parisien. Un film de Laurel et Hardy, dirigé par Clyde Bruckman (qui vient alors de co-signer avec Keaton Le Mécano de la Générale) et supervisé par Leo McCarey (futur réalisateur de La Soupe aux canards, de Elle et Lui…) semble constituer (je ne l'ai pas encore lu) le point de départ du livre. Ce court-métrage contient la plus longue bataille de tartes à la crème et, puisque selon Stan Laurel, chaque projectile sucré devait avoir un sens, Senges semble s'être lancé dans le non-sens, supposant la présence de « significateurs de tartes » sur le plateau, tout en nous fournissant les secrets de la compagnie chargée de fabriquer ces fameuses armes crémeuses.
Rendez-vous à 19h00, à l'excellente librairie L'humeur vagabonde. Pas sûr que l'on y croisera quelque anarco-entarteur belge, mais on tâchera, sans trop se salir, d'y être.

Ci-dessous le film en question – ce qu'il en reste –, piqué ici.