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| Bernard Plossu via Pop9 |
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mardi 12 décembre 2017
mardi 13 juin 2017
Dans la rue
Dans sa dernière livraison, Lundi matin fait le point sur la situation, et c'est l'ami Lordon qui s'y colle, extraits :
(...) « la France de Macron » n’est qu’une petite chose racornie, quoique persuadée de porter beau : c’est la classe nuisible.
La classe nuisible est l’une des composantes de la classe éduquée, dont la croissance en longue période est sans doute l’un des phénomènes sociaux les plus puissamment structurants. Pas loin de 30% de la population disposent d’un niveau d’étude Bac+2 ou davantage. Beaucoup en tirent la conclusion que, affranchis des autorités, aptes à « penser par eux-mêmes », leur avis compte, et mérite d’être entendu. Ils sont la fortune des réseaux sociaux et des rubriques « commentaires » de la presse en ligne. La chance de l’Europe et de la mondialisation également (...)
(...) Partagée entre les déjà parvenus et ceux qui continuent de nourrir le fantasme, parfois contre l’évidence, qu’ils parviendront, elle est la classe du capital humain : enfin un capital qui puisse être le leur, et leur permettre d’en être ! Ceux-là sont habités par le jeu, ils y adhèrent de toute leur âme, en ont épousé avec délice la langue dégénérée, faite signe d’appartenance, bref : ils en vivent la vie. Ils sont tellement homogènes en pensée que c’est presque une classe-parti, le parti du « moderne », du « réalisme », de la « French Tech », du « projet personnel » – et l’on dresserait très facilement la liste des lieux communs d’époque qui organisent leur contact avec le monde. Ils parlent comme un journal télévisé. Leurs bouches sont pleines de mots qui ne sont pas les leurs, mais qui les ont imbibés si longtemps qu’ils ont fini par devenir les leurs – et c’est encore pire (...)
l'intégralité du papier ici
Lundi matin n°108 met également en ligne la petite vidéo réjouissante d'utopie — a-t-on le choix ? —, mais musicalement discutable, de la génération dite ingouvernable.
mardi 22 mars 2016
Un jour triste pour la pensée
A la radio, après les attentats abjects de Bruxelles, on a pu entendre, au sein de la classe politique, ce genre de propos et d'analyses :
« un jour très triste pour l'Europe »
« nous restons qui nous sommes et ce que nous sommes : une société ouverte et démocratique, qui ne se laisse pas diriger par des attentats »
« ces attaques ne visaient pas seulement la Belgique mais aussi notre liberté de mouvement, notre mobilité, des valeurs qui font partie de l'Union européenne »
mercredi 10 février 2016
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