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samedi 24 août 2019

Dernière minute (de 2016)

 
Saul Leiter


A peine rentrée de vacances mais ayant pris le temps, malgré la canicule, de rattraper désespérément son retard sur l'actualité de ce blogue, une jeune lectrice et néanmoins attentive, avertie, et impitoyable, me signale, à propos du billet intitulé Pharmacie littéraire, avoir, il y a quelques années, acheté, la folle, un ouvrage au titre et au contenu très proches de l'expérience menée par la fameuse libraire-pharmacienne de Florence. Malheureusement, le truc ne l'ayant aidée en rien — puisqu'elle prétend passer son temps ici —, cette écervelée a balancé le livre ou l'a offert à une amie aussi perdue qu'elle, et ne se souvient donc pas du titre.
Après une recherche personnelle, rapide, et dispensable, je peux affirmer qu'il s'agit très certainement de Remèdes littéraires, sous titré Se soigner par les livres et concocté par deux bonnes femmes anglaises, Ella Berthoud et Susan Elderkin. Je ne peux résister à vous livrer ici l'argumentaire du livre, qui a eu raison de ma santé mentale :
Vous souffrez d'agoraphobie, de la crise de la quarantaine, d'une jambe cassée ou d'un chagrin d'amour ? Sachez qu'un livre peut avoir l'effet d'un prodigieux médicament, voire vous sauver ! Vous en doutez ? Essayez plutôt... Vous trouverez ici les meilleurs romans adaptés à votre cas. Garantis sans effets secondaires, ils vous permettront de traiter les pathologies telles que : abandon, alcoolisme, calvitie, rage de dents, mal de dos, harcèlement, hémorroïdes, insomnie, jalousie, ménopause, obésité, rhume des foins, solitude... et bien d'autres ! Adaptés à la sensibilité française par le journaliste littéraire Alexandre Fillon et enrichis par les conseils de vrais libraires, ces Remèdes littéraires proposent un parcours vivifiant et tonifiant dans l'histoire de la littérature mondiale.
En sus, deux citations imparables de ce que la grande presse a raconté du bouquin lors de sa parution en 2016...  
« Un bon imprimé vaut mieux qu'un comprimé. Gare à l'accoutumance ». Françoise Dargent, Le Figaro littéraire.
« Un ouvrage revigorant ». Olivia de Lamberterie, Elle.
L'amie lectrice se demande alors, m'écrit-elle, si elle ne se fait pas copieusement avoir en étant fidèle à ce blogue. La réponse me paraît plus que jamais évidente... 

vendredi 19 mai 2017

F à cul

lectrices de ce blogue essayant de mettre de l'ordre dans ma bibiothèque


On n'a pas idée, de nombreux internautes (au moins deux) me posent régulièrement des tas de questions auxquelles je n'ai pas le temps de répondre et ne trouve surtout aucune réponse. D'autres s'en posent tout autant, et tous les jours, dans leur for intérieur, sans oser me les adresser, je les comprends et les remercie. Cependant, la main-d'oeuvre étant désormais à portée de clic et pas chère dans notre beau pays macronien, je viens d'engager un stagiaire jeune et néanmoins diplômé, sachant utiliser Photoshop comme un dieu. Il répond donc ici à quelques suppliques de consolation (dont il a, à ma demande, corrigé les grossières fautes de syntaxe et d'orthographe), en son nom, mais comme si c'était moi qui parlais (supercherie d'internet !) ― le vrai moi, je vous l'ai dit n'a pas le temps... On y va, en vrac…

Est-il vrai que vous passez votre temps au café, soûl comme un Polonais ?
Bien entendu, c'est entièrement faux. Et n'importe quel lecteur attentif de ce blogue pourrait parfaitement en témoigner : je suis Espagnol, pas Polonais.

Lisez-vous tous les livres dont vous parlez ou que vous citez ?
Non. Il y en a bien d'autres, mais j'ai souvent honte de mentionner mes lectures. Comme tout le monde.

Est-il vrai que vous ne votez pas ?
Non. J'ai voté une fois. Mais je n'en ai aucun souvenir. Impossible de vous restituer le sentiment éprouvé ce jour-là...

On dirait que vous n'aimez personne. A part le type de La Main de singe et Le philosophe sans qualités. Les avez-vous au moins rencontrés pour pouvoir affirmer que ce sont des gens dignes d'être aimés ?
Il est faux de dire que je n'aime personne, cher inconsolable. Mais il est vrai qu'il est plus facile de dire du mal que de dire du bien. Promis, je vais tâcher à l'avenir de faire attention. Quant aux deux personnes que vous mentionnez, je n'ai jamais dit qu'elles étaient dignes d'être aimées. Sauf si vous en apportez la preuve. Je n'ai jamais rencontré L. W-O, grand bien m'en fasse (je ne tiendrais pas le choc), mais je recommande tous ses écrits les yeux fermés et la main (de singe) sur le feu. Tout comme ceux du Tzigane de Biarritz, qui, contrairement à ce qu'il raconte, a quelques qualités, et que j'ai eu l'honneur de rencontrer une fois —  mais je ne suis pas certain que c'était bien lui... Je connais par cœur tous leurs textes, je pourrais vous les chanter sur le champ. Une fois aussi, j'ai croisé Norman dans la rue, à Montreuil.

Qui se cache réellement derrière ce blog ?
Je partage entièrement votre opinion. Sur tous les points.

Je suis tombée par hasard sur ce blog et j'avoue qu'il y a des phrases que je ne comprends pas du tout.
Il n'y a que des hasards objectifs, chère inconsolable, et rassurez-vous, il y a certaines phrases que je ne comprends pas plus que vous…

Allez-vous nous révéler enfin qui est l'amant de votre copine qui voulait s'attacher devant les huissiers avec des menottes de jeux érotiques ? 
Elle a promis de me payer la semaine prochaine. Je ne peux donc révéler le nom de son amant. Sauf si vous me filez davantage de fric que ce qu'elle me doit.

Est-il vrai que vous avez un chien ? Si oui, quel âge a-t-il et peut-on voir une photo ?
Oui. Enfin, c'est le chien de la fille de ma compagne. Pour le reste, je vous prie de rester correct.

Vous faites quoi dans la vie, à part le blog ?
Vous ne croyez pas que c'est largement suffisant comme ça ? Je t'en pose, moi, des questions ?

A l'école, quelle était ta matière préférée ?
Les billes. Il m'arrive certaines nuits de rêver de parties de billes au pied d'un arbre de la cour mon école, rue de l'Egalité.

Vous présenterez-vous aux législatives ?
Non. Car j'ai fait l'erreur de longuement hésiter entre la République en marche et le PS. Et qu'il est désormais trop tard. Mais c'est pareil pour tout, dans ma vie : j'hésite et puis c'est fini...

Vous avez l'air vieux avec vos références culturelles des années 1970 (Dylan, Cohen, James Brown, Eustache...), quel âge avez-vous exactement ?
En fait, je n'ai pas vraiment connu cette époque. Je suis beaucoup plus vieux.

Pourquoi toutes ces photos vulgaires de filles nues ?
Pour faire du buzz et accroître mes revenus. Et rendre jalouse ma chérie. Et parce que je suis un connard d'hétéro de base, comme dit mon acolyte de comptoir.

Allez-vous nous casser les couilles encore longtemps avec ce blog ?
Non, rassurez-vous. J'envisage d'arrêter dans 10 ans très exactement, ne me demandez pas pourquoi cette date précise. Entre nous, j'aime beaucoup votre style.

Que pensez-vous de ces petites boutiques branchées de circuit court qui pullulent dans les quartiers bobos ?
Moi aussi, ça m'énerve. Il faudrait que toutes les boutiques soient dans cet esprit, qu'on ne consomme que la production locale. Et je suis prêt pour cela à renoncer aux nêms aux crevettes !

Etes-vous, en fait, un déçu du Hollandisme et du PS ?
Non, je suis un déçu de SFR. Quant au PS, je n'ai jamais cru à aucun parti prétendûment philanthropique. Ni aux autres, bien entendu.

Avez-vous des amis ? – on dirait pas, en vous lisant…
C'est exact, je n'ai aucun ami puisque je n'ai pas de compte Fessebouc.

Vous vous croyez drôle ?
Oui, mais mes filles sont là pour me rappeler régulièrement combien mon humour est lamentable.

Plutôt blanc ou rouge ?
Rouge (et noir).

Pensez-vous que l'anarchie soit l'avenir ?
Oui, avec la femme, mais, c'est entendu, il faut que ça reste entre nous.



jeudi 3 novembre 2016

Maman 2

Personne, dans ma famille, ne sait que je tiens ce blogue. J'ignore comment ma mère l'a appris. Depuis, elle a souhaité, elle aussi, s'exprimer. N'étant pas une adepte d'internet, elle s'est lancé dans le graffiti.