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mardi 21 avril 2015

D'une certaine idée de la gauche


Donc le communisme, la gauche, l'extrême droite, tout ça, c'est blanc bonnet (d'âne) et compagnie, on s'en doutait un peu mais notre président a bien fait de nous le rappeler. Hors du PS, point de salut. 
On espère qu'un jour le PCF retienne la leçon et refuse à tout jamais quelque compromis que ce soit avec les amis de Valls et Hollande. Tout comme on attend qu'en Espagne, par exemple, Podemos fasse exploser l'alternance PP/PSOE, juste histoire de voir, dès le lendemain des élections, notre cher François se féliciter de l'arrivée de la gauche au pouvoir, comme il l'a fait pour Syriza...
Comme il l'avait certainement fait en 2009 lorsque fut élu en Uruguay Jose Mujica. Pourtant, lors de son mandat, l'ancien guerillero des Tupamaros, activité pour laquelle il passa 15 ans derrière les barreaux, a cédé 90% de son salaire à des œuvres sociales, légalisé l'herbe afin de lutter contre les trafics, autorisé le mariage gay et l'avortement, délaissé le palais présidentiel pour vivre dans une petite ferme avec son épouse, éloignée de la capitale, continué à rouler dans sa VolksWagen modèle coccinelle 1987… On l'a même vu,
lors d'une vague de froid sans précédent ayant frappé le pays en 2012, faire de la résidence présidentielle un refuge pour les sans-abris. 

Fort heureusement, nos socialistes sont étrangers à ce genre de démagogie populiste…


jeudi 16 avril 2015

Lutter pour vivre

Après Ne vivons plus comme des esclaves (2013), consacré aux nouvelles formes de résistance au meurtrier libéralisme, Yannis Youlountas vient de lancer une souscription pour diffuser gratuitement sur le net son nouveau film, Je lutte donc je suis. En voici le texte de présentation :
De Grèce et d’Espagne, un vent du sud contre la résignation souffle sur l’Europe. Dans les villes et les campagnes, dans les îles et les montagnes, au cœur des luttes et des alternatives en actes, des femmes, des hommes, mais aussi des enfants refusent de baisser les bras. Une même devise résume leur courage de résister, leur joie de créer et leur persévérance à toute épreuve : "JE LUTTE DONC JE SUIS" (prononcer "AGONIZOMAI ARA IPARKO" en grec et "LUCHO LUEGO EXISTO" en espagnol). Quelques mots pour vivre debout, parce que rester assis, c’est se mettre à genoux. Une brise marine, souriante et solidaire, de Barcelone à Athènes et d’Andalousie en Crète, qui repousse les nuages du pessimisme. Un voyage palpitant en musique, d’un bout à l’autre de la Méditerranée, en terres de luttes et d’utopie.
Et un premier montage de 10 minutes :



vendredi 27 février 2015

Voyage à Achkhabad (Bouyguistan)


On connaît l'obsession d'une chaîne comme TF1 pour la démocratie, les droits de l'homme et son combat contre l'islamisation de notre beau pays. Son propriétaire, le constructeur Bouygues, pour qui mon père avait travaillé dans mon enfance, comme simple maçon, hein, pas comme présentateur de JT ou témoin de mariage du petit Nicolas, semble moins regardant sur ces questions quand il s'agit de faire des affaires et de bétonner des régimes en quête de grandeur. 



David Garcia, journaliste pour de vrai, publie ce mois-ci dans Le Monde diplomatique et sur son site un Voyage au Bouyguistan (http://www.monde-diplomatique.fr/2015/03/GARCIA/52756). 
A noter au passage, histoire de se remettre à niveau, l'édito de Serge Halimi à propos de l'enjeu grec (http://www.monde-diplomatique.fr/2015/03/HALIMI/52699), ainsi que, sur le blog du Diplo consacré à la culture, Le lac des signes, un autre son de cloche sur Timbuktu, histoire de se sentir moins seul (http://blog.mondediplo.net/2015-02-24-Timbuktu-une-esthetique-orientaliste-au-service)...

samedi 10 janvier 2015

Face au cynisme

Le type qui a permis ça
Okeanews
se permet désormais d'utiliser les attentats récents en France pour s'en prendre aux immigrés. « Syriza ne vit pas dans ce pays, il veut accorder en masse la nationalité, la sécurité sociale et les soins de santé à des migrants clandestins. Vous voyez ce qui se passe aujourd’hui en Europe, tout change de manière dramatique. En France, le socialiste Hollande a sorti l’armée dans les rues. À Paris, aujourd’hui, il y a eu un carnage et, ici, il y en a qui invitent encore plus de migrants clandestins et distribuent des cartes d'identité », a déclaré Antonis Samaras, premier ministre grec. Ce cynique personnage est, comme on le sait, soutenu par la Troïka libérale, celle-là même qui, malheureusement, prendra la tête du cortège de demain au nom de la liberté d'expression et de la démocratie. 
Des pas perdus