vendredi 2 juin 2017

Premier coup d'arrêt décisif à la vague populiste


Dans son édito de ce mois-ci, Serge Halimi revient sur ce qui fut présenté par les grands médias (appartenant tous comme on le sait à des patrons du CAC40 ou assimilés) comme le « premier coup d’arrêt décisif à la vague populiste », la victoire « étonnante » et élastique du charmant banquier d'affaires républicano-socialiste. Limpide, comme toujours. Extraits :
Profiter de l’instant pour faire passer en force le programme néolibéral de la Commission européenne démange donc les nouveaux gouvernants français, qui ont le code du travail dans leur viseur. Une orientation politique identique sera désormais incarnée à Paris par un homme plus jeune, plus cultivé et moins radicalement dépourvu d’imagination et de charisme que son prédécesseur ; les miracles de la communication et du « vote utile » permettent de travestir ce léger changement en un basculement historique ouvrant la voie à toutes les audaces. L’effacement du clivage entre les deux camps que chante une presse occidentale en pâmoison devant son nouveau prodige relève lui aussi de la fantaisie : gauche et droite françaises appliquent en effet à tour de rôle la même politique depuis 1983 (...)
L’élection de M. Macron sur fond de drapeaux bleu et or, sa visite immédiate à Berlin signalent en tout cas que les grandes orientations européennes défendues par la chancelière Angela Merkel seront reconduites avec vigueur. Pour les Grecs, elles viennent de déboucher sur une amputation de 9 % de leurs pensions de retraite ; les experts ne se disputent que pour déterminer s’il s’agit de la treizième ou de la quatorzième du genre...
A lire dans son intégralité en cliquant ici

2 commentaires:

  1. "Les années folles" se terminèrent dans la politique du pire. En juillet 1935, l'avocat et homme d'affaire Pierre Laval forma un gouvernement "Au dessus des Partis" avec des "hommes de droite et de gauche" et lança un plan d'austérité par décrets-lois, avec réduction des salaires et des prestations sociales. L'époque était trouble, une ambiance complotiste et terroriste (la Cagoule), des affaires (Stavisky), la crise économique, déficits budgétaires, le chômage...Laval, cet ancien socialiste repenti, qui était depuis 1934 secrètement en cheville avec des émissaires nazis, démissionna en janvier 1936 suite à une grosse vague de protestation contre sa politique de déflation et qui amena le Front Populaire au pouvoir. Ce que peu de gens savent est que l'arrivée de la "gauche" aux commandes était souhaitée par les caciques du Comité des Forges qui savaient l'alliance socialo-communiste trop faible car trés divisée. Ils ont parié sur l'échec du Front Populaire afin que le peuple se détourne ensuite et de manière définitive d'une expérience anti-capitaliste forte comme en Russie...Au final la droite revint au pouvoir, puis l'extrème droite avec l'approbation d'une majorité des français dans la confusion la plus totale. "Plutôt Hitler que, etc, etc..."
    Toute ressemblance avec des personnes ou des situations actuelles ne saurait être que fortuite.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Complément impeccable, cher Robert. Merci.

      Supprimer