jeudi 28 janvier 2016

Vive Leroy !


On a lu Toi, ma nuit quand on avait seize ans, en Folio. Ce roman, on lui doit beaucoup : il n'est pas pour rien dans la construction de notre imaginaire et l'on sait qu'il nous a infligé cette sensation durable : être un homme seul dans une société prétotalitaire où neuf femmes sur dix, surtout les trentenaires, donnent l'impression qu'on leur a implanté une puce à la naissance qui les programme pour la soumission, la consommation, le sexe en vingt leçons et le bovarysme assisté par ordinateur.

Jérôme Leroy, "Toi, ma nuit", oraison funèbre pour Jacques Sternberg,
in Loin devant !, L'Editeur, 2016

5 commentaires:

  1. Toi, ma nuit, quel titre, (et quel livre, et quel auteur), n'est-ce pas... Je me souviens, cher Nos consolations, qu'il y a quelques années, lors de l'opération "Sauvegarde du sourire" lancée par Jérôme sur FQG, j'avais justement choisi, notamment, ce titre-là.
    J'ai hâte de lire l'oraison entière de Sternberg dans Loin devant !

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  2. C'est un libre, chère Florence, que j'ai découvert hier, en lisant Loin devant ! Sternberg, c'est Resnais, et surtout Topor qui m'avaient amené à voler quelques uns de ses livres, les contes en particulier. Mais je n'avais pas lu ce roman. Introuvable. Jusqu'à ce que, en avance pour un rendez-vous aujourd'hui - moment magique -, je fasse un détour par Gibert et le trouve en occassion et en Folio… Il n'y a pas de hasard…

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  3. Ou alors, un "hasard objectif"...
    Bonne lecture du libre (merveilleux laspsus scriptae que le vôtre !).

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  4. Ce qui nous ramène bien sûr à Fahrenheit 451, avec le beau quiproquo hommes-livres/hommes-libres...

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  5. Merci, chère Florence, pour vos compliments à propos du lapsus, certainement dû à l'état d'émerveillement suscité par cette rencontre d'hier après-midi et le libre épuisé malgré tout déniché auparavant (chinois), sans parler des Petites notes dégustées à l'apéro...

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