lundi 17 août 2015

A la santé du confrère !

Je n'ai jamais été un grand téléspectateur. De fait, voici plusieurs années que je ne regarde plus rien de ce que ça diffuse, à de très rares exceptions près en riplet sur le net. Du temps de l'ORTF, même avec une seule chaîne, à heure de grande écoute, on pouvait apparemment parler littérature, s'en donner le temps, et qui sait, faire des découvertes, mobiliser l'attention, susciter l'intérêt voire des passions chez le téléspectateur lambda. J'aime à croire cela. Même si ça peut ressembler à de la nostalgie en noir et blanc, qui plus est pour une époque que je n'ai pas vraiment connue.
La toile aujourd'hui me permet de rattraper un peu le temps perdu, de m'en donner l'illusion. Et je m'étonne du travail de quelqu'un comme Michel Polac, que je connaissais mal, associé pour moi à Droit de réponse, émission parfois inaudible dans mon souvenir, mais dans laquelle il me semble j'ai entendu pour la première fois les noms de Robert Walser ou de Cioran. 
Ici, Polac présente en 1969 Les livres de ma vie – rien que ça – et a pour invité Michel Audiard. Le scénariste-dialoguiste-cinéaste-romancier y évoque son admiration pour Rimbaud et Céline, mais aussi pour Simenon, et Ring Lardner (!), tout en rappelant un parcours professionnel étranger à bien des gens du cinéma d'aujourd'hui… Mais c'est une autre histoire.



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