samedi 22 août 2026

La vérité, c'est de trouver sa liberté

Il y a quarante ans – putain !, quarante ans… –, Serge Daney recevait dans son émission Microfilms, le fabuleux Jean Poiret. Le succès des comédies policières de Claude Chabrol, Poulet au vinaigre et L'Inspecteur Lavardin et une poignée d'années auparavant du Dernier métro de François Truffaut (tiens, deux piliers de la Nouvelle Vague…) viennent d'offrir aux cinéphiles comme au grand public de nouveaux aspects de la palette de jeu d'un comédien trop souvent cantonné à des rôles secondaires ou comiques. On ne cache pas son bonheur d'écouter aujourd'hui ce délicieux entretien, diffusé il y a quelques nuits par la radio d'État, même si Daney se montre parfois peu à l'aise avec l'humour de son interlocuteur. On sent combien il est difficile pour le critique d'évoquer simplement le métier de comédien, la difficulté de l'intellectualiser… Détail non négligeable, l'émission est ponctuée de deux morceaux d'Astor Piazzola tirés du film de Fernando Solanas, Tangos : l'exil de Gardel, ainsi que d'une parodie d'une chanson de Jacques Brel par l'ancien compère du grand Michel Serrault. Toute une époque…

 

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