samedi 30 août 2014

French cinéma


Ceux qui les font, ceux qui les financent, croient-ils sérieusement à ces projets ? Si oui, c'est encore plus grave que ce que je pensais...

vendredi 29 août 2014

Hot dogs

Nos plaies ouvertes saignent parce que les gens voient qu’un tas de connards à qui ils ne confieraient même pas un stand de hot-dogs dirigent leurs vies. 

Tim Willocks

mercredi 27 août 2014

Poussière



Un jour, j’ai sorti un livre et c’était ça. Je restai planté un moment, lisant et comme un homme qui a trouvé de l’or à la décharge publique. J’ai posé le livre sur la table, les phrases filaient facilement à travers les pages comme un courant. Chaque ligne avait son énergie et était suivie d’une semblable et la vraie substance de chaque ligne donnait sa force à la page, une sensation de quelque chose sculpté dans le texte. Voilà enfin un homme qui n’avait pas peur de l’émotion. L’humour et la douleur mélangés avec une superbe simplicité. Le début du livre était un gigantesque miracle pour moi. J’avais une carte de la Bibliothèque. Je sortis le livre et l’emportai dans ma chambre. Je me couchai sur mon lit et le lus. Et je compris bien avant de le terminer qu’il y avait là un homme qui avait changé l’écriture. Le livre était Demande à la poussière et l’auteur, John Fante. Il allait toute ma vie m’influencer dans mon travail. 

Charles Bukowski, extrait de la préface à
Demande à la poussière
de John Fante.

jeudi 21 août 2014

Les gens

Dès qu’on sort dans la rue, à la vue des gens, extermination est le premier mot qui vient à l’esprit. 
E.M. Cioran

dimanche 17 août 2014

Jogging du dimanche


Mais j’en ai rien à foutre, fallait réfléchir avant, tu te retrouves dans la merde maintenant, eh ben, tu veux que je te dise, tant mieux pour toi, parce que tes petits « Je t’aime ma chérie… Je t’aime, je t’aime… », je sais que tu les dis à d’autres parce que figure-toi je connais très bien quelqu’un que tu vois et à qui tu parles et cette personne, elle me raconte tout ce que tu lui dis de A à Z, ouais, parfaitement, elle me raconte tout, tu sais quoi ? : faut que t’évolues, parce que t’es trop jeune dans ta tête, alors je vais te dire, j’ai pas besoin d’un mytho comme toi, moi, tout ton cinéma là, j’en ai pas besoin, tu sais quoi, j’ai déjà assez de problèmes dans ma vie, j’ai pas besoin d’un mec comme toi.
Elle filait dans la rue, ses mômes autour d'elle, parmi la foule du marché. Son jogging vintage mettait en valeur son surpoids, mais elle avançait fière, parlant fort, dans une main son téléphone qu’elle collait à l’oreille, dans l’autre, le plus petit de ses trois moutards. En remontant chez moi, j’ai repensé à elle. Non seulement, je savais que jamais je ne pourrais tenir, hurler, de tels propos en public, avec ou sans enfants à la main, mais que, même dans l’intimité d’une chambre je n’avais jamais été capable d’une telle sincérité.

vendredi 15 août 2014

Imperméable

Le ciel de ce 15 août nous ramène à décembre et nous fait ressortir un vieil imperméable du fond d'un souvenir… Il est quatre heures du matin…



La vidéo est d'une qualité médiocre, mais composition et interprétation nous la font oublier.

jeudi 14 août 2014

Au suivant !

Pourquoi, sur le site de Libération, les pages cinéma sont-elles désormais reléguées dans la rubrique Next ? Comment ne pas y voir le renoncement d'une certaine critique, le triomphe d'un cinéma de consommation, un film-événement chassant l'autre ? Au suivant ! Next !

mardi 12 août 2014

Enfer

A peine dehors, je m'écrie : " Quelle perfection dans la parodie de l'enfer !
E.M. Cioran